J'ai toujours aimé l'univers des jeux Fallout avec son mélange de rétro-futurisme, d'humour noir et de critique sociale. Quand la première saison de l'adaptation en série a été diffusée l'année dernière, j'avais été agréablement surprise par la façon dont elle parvenait à capturer l'esprit des jeux tout en racontant une histoire originale. Au fil des épisodes on s'attachait à Lucy MacLean, à sa naïveté de jeune habitante d'abri qui découvrait la surface, et au personnage de la Goule incarnée par Walton Goggins, figure cynique et immortelle d'une Amérique détruite. Je suivais leurs péripéties avec plaisir et j'avais hâte de voir comment les scénaristes allaient prolonger cette aventure sans tomber dans la redite. Aujourd'hui, après avoir visionné les épisodes disponibles de la deuxième saison, je peux partager un avis qui n'engage que moi en tant que joueuse et spectatrice passionnée.

La diffusion de cette deuxième saison a débuté le 17 décembre 2025 et se fait au rythme d'un épisode par semaine jusqu'au final prévu pour le 4 février 2026. C'est un choix qui tranche avec la première saison, qui était disponible d'un bloc. Personnellement, je n'ai pas été gênée par ce rythme hebdomadaire. Il m'a même permis de savourer chaque épisode et d'en discuter avec des amis entre les diffusions. Ce mode de diffusion explique aussi pourquoi les chiffres d'audience bruts semblent plus faibles par rapport au lancement de 2024 : on ne compte plus huit épisodes regardés d'un coup mais un épisode après l'autre. Si on prend le temps de replacer ces chiffres dans leur contexte, on s'aperçoit que la série continue de performer, et Amazon a déjà annoncé une troisième saison qui entrera en production au printemps 2026.

Sur le plan narratif, la série prend cette fois une direction plus vaste. On quitte les alentours de Los Angeles pour traverser le désert du Mojave jusqu'à la ville de New Vegas. Les joueurs de Fallout: New Vegas reconnaîtront des décors emblématiques comme les casinos en ruine, les factions aux ambitions divergentes et ces paysages baignés de poussière. Lucy et la Goule se lancent à la recherche du père de la jeune femme, tandis que Maximus doit affronter les contradictions de la Confrérie de l'Acier. On retrouve ce mélange de tragédie personnelle, de satire sociale et de références qui faisait la réussite de la première saison, mais avec un décor renouvelé. J'ai beaucoup aimé la reconstitution de New Vegas et les clins d'œil aux quêtes du jeu.

Le casting reste l'un des points forts de la série. Ella Purnell apporte toujours autant de fraîcheur et de détermination à Lucy. Walton Goggins est impeccable en Goule, à la fois cabotin et profondément mélancolique. Aaron Moten continue d'explorer les dilemmes de Maximus avec nuance. Le retour de Moises Arias et de Kyle MacLachlan est bien mené, et l'arrivée de Justin Theroux dans le rôle de Robert House apporte une présence charismatique qui rappelle l'esprit du jeu original. On murmure aussi que Macaulay Culkin et Kumail Nanjiani feront des apparitions plus tard dans la saison. Derriere la caméra, on sent que Geneva Robertson-Dworet et Graham Wagner, supervisés par Jonathan Nolan et Lisa Joy, ont pris confiance et osent des choix plus affirmés.

Mon ressenti sur les épisodes diffusés jusqu'à présent est globalement positif. La série développe ses personnages sans les trahir et élargit son univers de manière cohérente. J'ai aimé le contraste entre l'ambiance festive et décadente de New Vegas et les souvenirs douloureux que porte la Goule. Certaines longueurs peuvent se faire sentir, notamment dans l'épisode centré sur les tensions internes de la Confrérie, mais elles servent à poser des jalons pour la suite. Le rythme hebdomadaire permet de digérer les retournements de situation et de discuter des théories entre fans. Visuellement, la série reste très soignée et propose un vrai sens du détail dans les décors et les costumes. L'humour est moins frontal que dans la première saison mais il est toujours présent, souvent sous la forme de situations absurdes qui reflètent bien l'esprit des jeux.

Je comprends néanmoins que ce nouveau rythme puisse frustrer celles et ceux qui aiment enchaîner les épisodes. Certains trouveront le début de saison moins spectaculaire que l'introduction de 2024, et c'est vrai que la série prend son temps pour installer ses nouveaux enjeux. Pour ma part, je préfère un récit qui prend le temps d'explorer ses personnages et son monde plutôt qu'une suite de scènes d'action dépourvues de sens. Les audiences hebdomadaires ont été comparées négativement à celles de la saison précédente, mais il faut rappeler que le format de sortie est différent et que la série reste l'une des plus regardées sur la plateforme.

Au final, je vois cette saison 2 comme une étape de transition vers quelque chose de plus ambitieux. Elle élargit l'univers tout en approfondissant la psychologie de ses héros. Tout n'est pas parfait, certaines intrigues secondaires gagneraient à être resserrées et quelques personnages manquent encore de relief, mais l'ensemble tient la route. J'attends de voir comment les prochains épisodes vont conclure cette histoire et quelles surprises nous réservent les scénaristes. Et vous, qu'en pensez-vous ? Avez-vous commencé cette nouvelle saison ? Êtes-vous sensibles à la reconstitution de New Vegas et à ce rythme hebdomadaire ?

Édité le Jan 29, 2026 Par Jiti .