Depuis l’annonce officielle de Forza Horizon 6, je me surprends à compter les jours. En tant que joueuse de longue date, ayant roulé ma bosse sur les premières consoles et suivi l’évolution de la série depuis ses débuts, j’ai toujours apprécié l’approche festive et ouverte des Horizon. Après un cinquième épisode dépaysant au Mexique, l’idée de poser nos pneus au Japon m’enthousiasme et m’intrigue. La date de sortie est désormais calée au 19 mai 2026 avec un accès anticipé pour les versions Premium dès le 15 mai, et la version PlayStation suivra un peu plus tard. Ce n’est donc plus qu’une question de mois avant de découvrir la nouvelle carte.
Ce qui me marque en premier lieu, c’est le soin apporté à l’immersion culturelle. Playground Games a travaillé avec des consultants japonais pour retranscrire l’ambiance de Tokyo et des autres régions, en intégrant des biomes variés et une verticalité inédite. La ville de Tokyo, annoncée comme la plus grande zone urbaine jamais créée dans un Horizon, cohabitera avec des routes de montagne, des plaines littorales et des villages traditionnels. On nous promet de pouvoir cruiser dans les quartiers périphériques, d’arpenter des docks industriels ou de s’élancer sur des routes côtières escarpées. Après avoir sillonné les paysages mexicains de Forza Horizon 5, j’ai hâte de me perdre dans les ruelles éclairées de néons et de retrouver des routes plus sinueuses qui rappellent les courses de « touge ».
Le nombre de véhicules disponibles dès le lancement est également impressionnant : environ 550 voitures, dont les deux modèles mis en avant dans la communication – le 2025 GR GT Prototype et le 2025 Toyota Land Cruiser. La présence de JDM classiques et d’icônes du sport automobile japonais devrait plaire aux puristes. Les développeurs ont mis en avant des améliorations sur l’audio moteur et la rotation des volants jusqu’à 540 degrés pour renforcer la sensation de conduite. J’espère surtout que l’équilibrage des classes sera mieux calibré que dans FH5, où certaines catégories se montraient trop dominantes.
Côté progression, l’équipe semble vouloir proposer davantage de liberté. On commencera comme un simple touriste qui devra prouver sa valeur pour accéder au festival. La campagne promet des histoires ancrées dans la culture automobile nipponne, avec des épreuves de qualification et des « touge battles » qui font écho à Initial D. L’« Initial Experience » permettra de goûter à la GR GT Prototype en préambule, le temps d’une course face au Shinkansen ou d’une escapade dans les Alpes japonaises. Ce genre de mise en bouche me rappelle les introductions spectaculaires des précédents opus, et j’avoue y être sensible.
Les aspects communautaires sont encore accentués. L’arrivée des Car Meets est pour moi l’une des nouveautés les plus intrigantes. Inspirés des rassemblements de Daikoku, ces lieux permanents situés à trois endroits de la carte – au festival, sur un parking d’Okuibuki et à Daikoku même – offriront un espace social où l’on pourra admirer les voitures des autres, télécharger des peintures personnalisées ou acheter un modèle qui nous a tapé dans l’œil. L’idée d’un espace toujours ouvert où l’on se retrouve entre passionnés correspond bien à l’esprit Horizon. J’espère simplement que l’interface sera fluide et que l’accès ne sera pas trop restreint par des temps de chargement.
Les outils créatifs évoluent eux aussi : la fonctionnalité CoLab – évolution de l’EventLab – permettra de bâtir des épreuves n’importe où dans le monde et d’y collaborer à plusieurs. Je me souviens avoir passé des heures à concocter des parcours dans FH5, mais l’outil restait limité à certains emplacements. Pouvoir construire dans la vallée de montagne ou dans les rues de Tokyo ouvre des perspectives intéressantes. De même, les garages et maisons seront personnalisables, avec un Estate (un domaine de montagne) où l’on pourra bâtir librement. Ce côté « maison de poupée » risque de captiver les joueurs qui aiment collectionner et exposer leurs véhicules.
Autre point positif : les efforts sur l’accessibilité. Un mode de contraste élevé granulaire, un radar de proximité entre voitures, l’ajout de langues des signes américaine et britannique, et même un mode AutoDrive devraient rendre l’expérience plus inclusive. Ayant dans mon entourage des personnes dont la vue est limitée, je trouve encourageant de voir un gros titre de course intégrer ce type d’options.
Malgré toutes ces promesses, quelques interrogations subsistent. Forza Horizon 5 avait été critiqué pour ses microtransactions et ses contenus cosémétiques un peu trop présents. Le modèle économique de FH6 reste à préciser : un accès anticipé réservé à l’édition Premium sous-entend qu’il faudra encore passer à la caisse. Je me demande aussi comment la version PlayStation sera intégrée : la sortie différée pourrait fragmenter la communauté, et j’espère un cross‑play complet pour éviter de se retrouver sur des serveurs distincts. Enfin, le précédent opus manquait de variété dans ses playlists de musique. Avec un cadre aussi riche que le Japon, j’attends une bande‑son qui mêle pop japonaise, rock classique et électro pour nous accompagner sur les routes.
Pour ma part, j’aborderai FH6 avec l’enthousiasme prudent d’une fan qui suit la série depuis longtemps. La volonté de célébrer la culture automobile japonaise, d’offrir une carte dense et verticale et d’élargir les possibilités créatives est séduisante. Je rêve déjà de soirées passées à flâner dans Tokyo avec des amis, de matinées à peaufiner mes peintures dans un Car Meet, et de défis entre collègues sur des circuits conçus maison. Si les développeurs parviennent à équilibrer contenu, économie et qualité technique, Forza Horizon 6 pourrait bien devenir l’épisode de référence.
Et vous ? Qu’attendez‑vous de ce nouvel opus ? Êtes‑vous aussi excités par le changement de décor et par ces nouvelles fonctionnalités sociales ? Avez‑vous des craintes particulières ou des souhaits pour les voitures et les modes de jeu ?
Édité le Jan 29, 2026 Par Jiti .